Guide Fiscal Expatrié · Nairobi · Mombasa · 2026
Hub économique de l'Afrique de l'Est, le Kenya attire de nombreux expatriés français. L'assurance vie luxembourgeoise offre depuis Nairobi : 0% de prélèvements sociaux français, 0% d'IFI, 0% de droits de succession, une convention fiscale avec la France depuis 2010 et la protection maximale du super-privilège luxembourgeois — quel que soit le niveau de tension politique local.
Le Kenya applique un système fiscal progressif sur le revenu mondial des résidents, avec un taux marginal de 35% depuis le Finance Act 2023. En revanche, le pays ne dispose d'aucune taxe sur la fortune, d'aucun droit de succession, et la CGT (Capital Gains Tax) est plafonnée à 15%. Pour un expatrié français, l'avantage immédiat est l'absence totale des 17,2% de prélèvements sociaux français sur les rachats d'assurance vie luxembourgeoise.
| Critère fiscal | 🇰🇪 Kenya (résident) | 🇫🇷 France |
|---|---|---|
| Prélèvements sociaux (CSG/CRDS) | 0% | 17,2% |
| IR sur les revenus | Progressif jusqu'à 35% | PFU 12,8% + 17,2% PS = 30% |
| CGT / Plus-values | 15% (CGT) | 12,8% (PFU) |
| IFI / Taxe sur la fortune | Aucune | IFI : 0,5% – 1,5% |
| Droits de succession | 0% (Estate Duty aboli) | Jusqu'à 45% |
| Exit tax sur AVL | Exclue | Exclue |
| Antériorité fiscale française (8 ans) | Préservée pendant expatriation | Préservée |
| Convention fiscale avec la France | Oui – 4 décembre 2007 (en vigueur 2010) | — |
Dans un contexte régional qui peut connaître des tensions politiques ou des chocs économiques, l'assurance vie luxembourgeoise offre une protection structurelle maximale : vos actifs sont sécurisés au Luxembourg, hors de toute juridiction kényane, tout en restant parfaitement accessibles depuis Nairobi.
Vos actifs sont ségrégués chez une banque dépositaire agréée par le CAA luxembourgeois, hors bilan de l'assureur. Le super-privilège luxembourgeois vous positionne créancier de premier rang — indépendamment de tout risque politique ou économique kényan.
Votre AVL est libellée en euros ou en dollars. Vous êtes totalement protégé contre la dépréciation structurelle du shilling kényan (KES). En 2023, le KES a perdu plus de 20% face à l'USD — vos actifs luxembourgeois n'ont pas bougé d'un centime.
Kenya, puis retour en France ou nouveau pays : le contrat ne se clôture jamais. L'antériorité fiscale française (abattement + taux 7,5% après 8 ans) est préservée pendant toute votre résidence à Nairobi. Les 8 ans courent sans interruption.
Totalement hors du champ de la loi Sapin 2 française. Aucun blocage des rachats par les autorités françaises, quelle que soit la situation des marchés — une liberté absolue sur vos liquidités depuis Nairobi ou Mombasa.
Désignez des bénéficiaires en France, au Kenya ou partout dans le monde. La clause est rédigée sur-mesure pour optimiser la transmission et éviter la double imposition (art. 990 I CGI pour les bénéficiaires résidant en France). 0% de droits de succession kényans côté bénéficiaires locaux.
Arbitrages, rachats partiels, versements complémentaires — tout se gère en ligne. Aucun déplacement requis, aucune paperasse locale. Notre cabinet coordonne les démarches depuis la France, directement avec votre assureur luxembourgeois.
La convention fiscale entre la France et le Kenya, signée le 4 décembre 2007 et entrée en vigueur le 1er février 2010, organise la répartition des droits d'imposition sur les revenus et prévient la double imposition. Elle s'inspire du modèle OCDE et couvre l'ensemble des revenus : salaires, dividendes, intérêts, revenus de capitaux, plus-values et successions.
La convention attribue l'imposition des revenus de capitaux mobiliers (dividendes, intérêts) à l'État de résidence en priorité, avec un droit d'imposition limité pour l'État source. Pour un résident fiscal kényan détenant une AVL luxembourgeoise, les produits lors d'un rachat relèvent de la fiscalité kényane — la France ne peut pas y superposer son PFU ni ses prélèvements sociaux.
La convention prévoit une méthode d'imputation : si un revenu est taxé dans les deux États, un crédit d'impôt est accordé à l'État de résidence pour éviter la double imposition. Ce mécanisme protège les résidents kényans ayant des revenus de source française (loyers, dividendes, pensions).
Pour les gains en capital, la convention suit le modèle OCDE : les plus-values sur actifs mobiliers (hors immobilier) sont en principe imposables uniquement dans l'État de résidence du cédant — donc au Kenya à 15% CGT, sans intervention de la fiscalité française.
La Kenya Revenue Authority (KRA) est l'administration fiscale compétente. Les résidents kényans déclarent leurs revenus mondiaux via la plateforme en ligne iTax, en déposant un Individual Income Tax Return annuel. Les produits de votre AVL luxembourgeoise doivent y être inclus lors des années de rachat.
Dans le cadre du CRS (depuis 2021), votre assureur luxembourgeois transmets automatiquement les données de votre contrat à la KRA. La transparence est totale — la conformité déclarative est non négociable et protectrice.
Si vous conservez des revenus de source française (loyers, dividendes, pension de retraite), vous devez également déposer une déclaration en France et mentionner votre contrat via le formulaire 3916-bis lors de votre dernière année de résidence fiscale française.
Le Kenya offre des atouts fiscaux réels — mais quelques aspects pratiques demandent une attention particulière pour une gestion patrimoniale sereine depuis Nairobi.
Pour bénéficier de l'absence de PS et de la fiscalité kényane, vous devez avoir rompu votre résidence fiscale en France de manière effective : foyer principal au Kenya, intérêts économiques déplacés, inscription au registre des Français établis hors de France (Consulat de Nairobi). Sans rupture effective, vous restez résident fiscal français soumis à la fiscalité française intégrale (PFU + PS = 30%) sur vos rachats d'AVL.
Le Kenya applique un taux marginal de 35% sur les revenus mensuels dépassant 500 000 KES (≈3 500€/mois). Un rachat important sur votre AVL peut générer un revenu exceptionnel taxé à ce taux marginal. La planification du calendrier et du montant des rachats est donc essentielle pour optimiser la charge fiscale annuelle — en étalant les rachats sur plusieurs exercices ou en les réalisant lors d'années à revenus plus faibles.
Même expatrié au Kenya, si vos bénéficiaires désignés résident fiscalement en France, l'article 990 I du CGI s'applique sur leur part : 20% puis 31,25% au-delà de l'abattement de 152 500€ par bénéficiaire. Si vos bénéficiaires résident au Kenya, aucun droit de succession local ne s'applique (Estate Duty aboli). La clause bénéficiaire doit donc être rédigée en tenant compte de la résidence fiscale de chaque bénéficiaire pour optimiser la transmission.
Votre AVL doit être déclarée à la KRA via iTax dans votre déclaration annuelle. Si vous conservez des revenus de source française, vous devez également mentionner votre contrat en France via le formulaire 3916-bis. La pénalité pour non-déclaration d'un contrat d'assurance vie étranger en France est de 1 500€ par an minimum. La transparence CRS (depuis 2021) rend la KRA informée automatiquement des données de votre contrat — la déclaration proactive est la meilleure protection.
Premier échange gratuit, sans engagement. Que vous soyez à Nairobi, Mombasa ou Kisumu, nous analysons votre situation — convention France-Kenya, planification des rachats, clause bénéficiaire — et construisons la stratégie la plus adaptée à votre patrimoine.
Risque de perte en capital. Les contrats d'assurance vie luxembourgeois peuvent être investis en unités de compte, qui ne bénéficient d'aucune garantie en capital. Leur valeur fluctue à la hausse comme à la baisse en fonction des marchés financiers. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.
Fiscalité. Les éléments fiscaux relatifs à le Kenya et à la France sont présentés à titre indicatif, à la date de rédaction. Ils dépendent de votre situation individuelle — résidence fiscale effective, durée de séjour, nature des revenus, conventions fiscales applicables — et sont susceptibles d'évoluer. Ils ne peuvent être transposés d'une situation à une autre sans analyse préalable.
Nature de cette page. Ce contenu est une communication à caractère informatif et promotionnel. Il ne constitue ni un conseil en investissement personnalisé, ni un conseil fiscal ou juridique, ni une incitation à souscrire. Toute souscription fait l'objet d'une étude préalable et d'un devoir de conseil formalisé.
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