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Guide Expatrié · Suisse · 2026

Assurance vie luxembourgeoise
en Suisse

La Suisse cumule deux avantages patrimoniaux décisifs pour l'expatrié français : 0% de plus-values mobilières privées — les gains sur capitaux mobiliers des particuliers ne sont pas imposables — et une exonération totale des prélèvements sociaux français dès la prise de résidence. L'assurance vie luxembourgeoise est l'outil d'élection pour en tirer le plein parti.

0%Prélèvements sociaux
0%Plus-values mobilières
0%IFI
100%Portable
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Fiscalité locale

La fiscalité suisse et l'assurance vie

La Suisse est l'une des rares juridictions où les gains en capital sur les actifs mobiliers privés sont totalement exonérés d'impôt. Ce principe bénéficie directement aux rachats partiels ou totaux d'une assurance vie luxembourgeoise : la composante « gain en capital » n'est pas imposable. Seul le rendement (intérêts, dividendes) peut entrer dans la base imposable, selon des règles cantonales précises.

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Suisse — Plus-values & revenus
Gains privés · Revenu mobilier · Impôt fédéral
0% sur les gains en capital privés (art. 16 al. 3 LIFD). La Suisse exonère intégralement les plus-values réalisées sur des actifs mobiliers détenus dans un patrimoine privé. Seuls les commerçants professionnels en titres sont taxés.
Le rendement du capital mobilier (intérêts, dividendes, produit de l'épargne) reste imposable comme revenu au barème fédéral + cantonal + communal. Pour un racha d'AVL, seule la quote-part d'intérêts/rendement entre dans ce calcul.
Impôt anticipé suisse à 35% (retenue à la source) sur les revenus de source suisse : dividendes, intérêts bancaires suisses. Votre AVL luxembourgeoise est de source luxembourgeoise — elle échappe à l'impôt anticipé.
Barème fédéral IR : de 0% (revenus inférieurs à 18 300 CHF) à 11,5% maximum (revenu imposable > 897 800 CHF). Taux globaux (fédéral + cantonal + communal) varient de ~20% (Zoug) à ~45% (Genève) selon le canton et le revenu.
CRS/AEOI depuis 2018 (premiers échanges portant sur les données 2017) : la Suisse échange automatiquement les informations financières avec la France. Transparence totale pour les autorités fiscales des deux pays.
0% sur les gains
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Suisse — Fortune & Succession
Impôt sur la fortune · Droits de succession cantonaux
Impôt sur la fortune cantonal : la Suisse n'a pas d'IFI fédéral, mais tous les cantons prélèvent un impôt sur la fortune (entre ~0,1% et ~1% selon les cantons). Votre AVL doit y être déclarée à sa valeur de rachat. Les cantons fiscalement avantageux (Zoug, Schwyz, Nidwald) appliquent des taux très bas.
Aucun IFI français pour les non-résidents fiscaux français. La France ne peut pas taxer votre patrimoine mobilier mondial — y compris votre AVL luxembourgeoise — tant que vous résidez fiscalement en Suisse.
Droits de succession cantonaux : variable selon les cantons. En ligne directe (enfants), la plupart des cantons exonèrent totalement (Vaud, Genève, Zurich, etc.). Le conjoint survivant est exonéré dans tous les cantons. Aucun droit de succession fédéral.
0% de prélèvements sociaux français (CSG/CRDS à 17,2%) dès la résidence fiscale suisse. Ce gain immédiat représente 17,2 points d'économie sur l'ensemble des rachats de votre AVL luxembourgeoise.
Convention France-Suisse du 9 juillet 1966 (et protocoles successifs jusqu'en 2009) : protège contre la double imposition sur les revenus de placement et encadre l'échange d'informations depuis 2009.
0% PS

Comparatif fiscal : Suisse vs France

Critère fiscal🇨🇭 Suisse🇫🇷 France
Prélèvements sociaux (CSG/CRDS)0% (non-résident français)17,2%
Plus-values sur capital mobilier privé0% (exonération totale)PFU 12,8% ou barème
Rendement AVL (quote-part intérêts)Barème cantonal (convention)PFU 12,8% + 17,2% PS
Impôt sur la fortuneCantonal (0,1–1%) sur valeur rachatIFI : 0,5% – 1,5%
IFI françaisNon applicable (non-résident)0,5% – 1,5%
Droits de succession (ligne directe)0% dans la majorité des cantonsJusqu'à 45%
Exit tax sur AVLExclueExclue
Convention fiscale avec la FranceOui – 1966 / protocole 2009
Pourquoi le Luxembourg

L'enveloppe idéale pour votre épargne en Suisse

En Suisse, l'assurance vie luxembourgeoise s'impose comme l'alternative patrimoniale d'excellence aux solutions locales : elle bénéficie du triangle de sécurité grand-ducal, offre une palette d'actifs bien plus large que les produits d'assurance suisses (régulés par la FINMA), et préserve intégralement l'antériorité fiscale pour un retour en France.

🏛️
Triangle de Sécurité

Vos actifs sont ségrégués chez une banque dépositaire agréée, hors bilan de l'assureur. Le super-privilège luxembourgeois vous classe créancier de premier rang — une protection structurellement supérieure aux produits suisses régulés par la FINMA.

💱
Multi-devises CHF/EUR/USD

Libellé en CHF, EUR, USD ou en panier multi-devises : idéal pour les cadres en Suisse rémunérés en francs suisses souhaitant gérer un patrimoine international sans risque de change subi.

✈️
Portabilité Totale

Genève, Zurich, puis retour en France : le contrat ne se clôture jamais. L'antériorité fiscale, les abattements de 4 600€/9 200€ et le taux réduit de 7,5% après 8 ans sont préservés sans délai à votre retour.

📈
Architecture Ouverte

Fonds en unités de compte, fonds de Private Equity, obligations, immobilier coté : la palette luxembourgeoise est incomparablement plus large que les produits d'assurance suisses locaux. Accès aux meilleurs gérants mondiaux en une enveloppe unique.

🔒
Hors Loi Sapin 2

Le contrat luxembourgeois est totalement hors du champ de la loi Sapin 2 française. Aucun blocage des rachats possible par les autorités françaises — votre liquidité est garantie en toutes circonstances depuis la Suisse.

📅
Antériorité Fiscale

Les 8 ans d'antériorité continuent de courir pendant votre séjour en Suisse. À votre retour en France : abattement de 4 600€ / 9 200€ et taux réduit de 7,5% vous attendent — sans recalcul ni délai supplémentaire.

Cadre juridique

Les conventions fiscales qui vous protègent

La convention France-Suisse de 1966, renforcée par quatre protocoles successifs dont celui du 27 août 2009 instituant l'échange automatique d'informations, définit précisément les règles d'imposition pour éviter toute double taxation de vos revenus de placement.

🇫🇷 🤝 🇨🇭 Convention France – Suisse
Signée le 9 juillet 1966 · Protocole d'échange d'infos : 27 août 2009

L'article 23 de la convention (« Autres revenus ») attribue l'imposition des revenus non expressément visés à l'État de résidence — la Suisse. La France renonce ainsi à taxer vos rachats d'AVL luxembourgeoise pendant votre résidence suisse.

Pour la quote-part de rendement (intérêts inclus dans les rachats), la Suisse applique son barème cantonal. La France ne peut pas y ajouter de prélèvements. Vous obtenez ainsi un taux effectif cantonal — souvent bien inférieur à la combinaison française PFU 12,8% + PS 17,2%.

Le protocole de 2009 rend la convention conforme aux standards OCDE sur l'échange d'informations : les administrations fiscales française et suisse coopèrent pleinement. La transparence est complète — l'optimisation doit être documentée et traçable.

🇱🇺 Neutralité Fiscale Luxembourgeoise
Commissariat aux Assurances (CAA) · Directive Solvabilité II

Le contrat luxembourgeois applique mécaniquement la fiscalité du pays de résidence. En Suisse : le rendement est taxé au barème cantonal, les gains en capital sont exonérés. En France (à votre retour) : régime de l'art. 125-0 A du CGI avec abattement après 8 ans.

Cette neutralité garantit qu'un seul et même contrat traverse tous les régimes fiscaux sans rupture : pas de clôture, pas de réinvestissement, pas de perte d'antériorité. Le total des plus-values accumulées pendant la vie suisse reste dans l'enveloppe, hors impôt suisse sur les gains.

La CAA (Commissariat aux Assurances) luxembourgeois supervise le contrat sous Solvabilité II, offrant un cadre réglementaire très supérieur aux produits d'assurance-vie distribués directement en Suisse par des assureurs locaux.

Points de vigilance

Ce qu'il ne faut pas négliger

L'environnement fiscal franco-suisse est l'un des mieux encadrés d'Europe, mais il comporte des spécificités importantes à anticiper — notamment autour de l'impôt cantonal sur la fortune, de la succession côté français, et des obligations déclaratives croisées.

01 · Succession
L'article 990 I reste applicable côté français

Même résidant en Suisse, vos bénéficiaires résidents fiscaux français restent soumis au prélèvement de l'art. 990 I du CGI (20% puis 31,25%) sur leur part après abattement de 152 500€. Les cantons suisses peuvent exonérer la succession locale en ligne directe — mais la France conserve son droit à taxer les bénéficiaires français. La rédaction de la clause bénéficiaire doit tenir compte des deux systèmes simultanément.

02 · Fortune cantonale
L'AVL entre dans la fortune imposable suisse

En Suisse, tous les cantons prélèvent un impôt sur la fortune. Votre AVL luxembourgeoise doit être déclarée à sa valeur de rachat dans votre déclaration fiscale cantonale. Les taux sont généralement faibles (Zoug : ~0,1%, Genève : ~0,8%), mais l'obligation déclarative est réelle. Le choix du canton de résidence peut donc impacter significativement la fiscalité patrimoniale totale.

03 · Exit Tax française
L'AVL est exclue — pas vos titres en direct

L'assurance vie est totalement exclue de l'exit tax française (art. 167 bis du CGI). Vous partez en Suisse sans aucune imposition sur les plus-values latentes de votre contrat. En revanche, les plus-values latentes sur les actions et parts de sociétés détenues en direct (au-delà de certains seuils) peuvent déclencher l'exit tax. Loger ces titres dans une AVL avant le départ est une stratégie d'optimisation courante.

04 · Déclarations
Obligations déclaratives bilatérales

Côté suisse : votre AVL doit figurer dans la déclaration cantonale (fortune + rendement imposable). Côté français : déclaration via le formulaire 3916-bis (comptes et contrats étrangers) lors de votre déclaration de revenus française — même en tant que non-résident, si vous avez des revenus de source française. Depuis 2018, la Suisse et la France échangent automatiquement les données financières. L'omission dans l'une ou l'autre déclaration est détectable et sanctionnable.

Questions fréquentes

Vos questions, nos réponses

En grande partie, oui. La Suisse exonère intégralement les gains en capital des investisseurs privés (art. 16 al. 3 LIFD). Lors d'un racha de votre AVL luxembourgeoise, la fraction correspondant à la revalorisation du capital (plus-value pure) n'est pas taxable en Suisse. Seule la quote-part de rendement (intérêts crédités sur le contrat) est considérée comme revenu imposable au barème cantonal. En pratique, selon la composition de votre contrat (fonds de capitalisation, OPCVM de capitalisation sans distribution), cette quote-part de rendement peut être réduite ou nulle. À valider avec un conseiller fiscal suisse au cas par cas.
Non. Dès lors que vous êtes non-résident fiscal français et affilié à un régime de sécurité sociale hors de France (ce qui est le cas en Suisse), les prélèvements sociaux (CSG + CRDS + prélèvement de solidarité = 17,2%) ne s'appliquent pas aux produits de votre assurance vie luxembourgeoise. C'est un gain immédiat et systématique, confirmé par la jurisprudence de la CJUE (arrêt de Ruyter, 2015) et par l'administration fiscale française.
Oui. En tant que résident suisse, vous devez déclarer votre AVL dans votre déclaration fiscale cantonale : la valeur de rachat entre dans la base de l'impôt sur la fortune, et les revenus (rendements) imposables sont intégrés à votre revenu global. Côté français, le contrat doit aussi être mentionné via le formulaire 3916-bis si vous avez encore des revenus de source française à déclarer. Depuis 2018, les deux pays échangent automatiquement les données de comptes et contrats financiers dans le cadre de la CRS/AEOI.
Le choix du canton impacte à la fois l'impôt sur le revenu (barème cantonal + communal) et l'impôt sur la fortune. Les cantons les plus attractifs pour les patrimoines importants sont Zoug (fortune ~0,1%, IR très bas), Schwyz et Nidwald. Genève est moins favorable sur l'IR et la fortune, mais offre d'autres avantages pratiques. Le forfait fiscal (imposition sur la dépense, art. 14 LIFD) reste disponible pour les étrangers sans activité lucrative en Suisse, et peut être très avantageux pour les gros patrimoines. À étudier avec un conseiller fiscal suisse.
Oui. La convention du 9 juillet 1966 (et ses protocoles) attribue l'imposition des revenus de capitaux mobiliers à l'État de résidence — la Suisse. La France ne peut pas imposer ces mêmes revenus. En pratique : si la Suisse taxe la quote-part de rendement de votre racha AVL, la France doit accorder une exonération ou un crédit d'impôt pour éviter la double imposition. La convention prévoit les mécanismes d'élimination précis à l'art. 25. Pour en bénéficier, munissez-vous d'une attestation de résidence fiscale suisse (délivrée par l'AFC ou l'administration cantonale).
Les deux sont possibles. Souscrire avant le départ est préférable pour trois raisons : (1) vous prenez date pour les 8 ans d'antériorité fiscale française dès maintenant ; (2) vous pouvez y loger des titres en plus-value latente avant l'exit tax éventuelle ; (3) les KYC et les vérifications d'identité sont souvent plus simples depuis la France. Si vous êtes déjà en Suisse, la souscription reste tout à fait réalisable — les assureurs luxembourgeois acceptent les résidents suisses. Un premier entretien avec notre cabinet permettra de définir la stratégie optimale selon votre situation.
Votre contrat reprend la fiscalité française standard sans interruption : PFU (12,8% IR + 17,2% PS), abattement de 4 600€/9 200€ et taux réduit de 7,5% après 8 ans d'antériorité. Les plus-values accumulées pendant votre séjour en Suisse — exonérées à l'époque — restent dans le contrat sans imposition rétroactive. Seuls les rachats effectués après le retour seront taxés en France. L'antériorité du contrat est intégralement conservée. Vous devrez déclarer le contrat via le formulaire 3916-bis dès l'année de retour.
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